Production distribuée: alliée des énergies renouvelables, ennemi du réseau électrique?

Jorge Luis Filio Flores*

Le modèle centralisé de production et distribution de l’énergie électrique serait sujet des grands changements pour faciliter la transition énergétique. C’est-à-dire, la production distribuée ou PD (laquelle consiste dans la production in situ de l’énergie pour l’autoconsommation) serait un des modèles préférés des certains secteurs de l’économie, telles comme le résidentielle et un parte de l’industrielle.

Cependant, la PD représente aussi un défi pour les gestionnaires de réseau de distribution électrique, car ils modifient l’environnement dans lequel ils opèrent, de la manière suivante :

1. Des problèmes de prévisibilité surgissent en raison de changements dans les modes de consommation et d’intégration de génération intermittente

2. Flux à contre-courant et contrôle de la qualité de l’énergie

3. Incertitude sur le profit des entreprises de distribution

Aussi, les prosommateurs (consommateurs et producteurs d’énergie à la fois) représentent une augmentation des coûts du réseau de distribution, en raison du manque de profit qui accompagne la réduction des ventes grâce aux systèmes distribués. C’est-à-dire, les économies de carburant et de production d’électricité seront annulées par les investissements que le réseau devra faire pour adapter la PD aux exigences techniques pour garantir une distribution correcte de l’énergie.

Donc, les coûts opérationnels et fixés des entreprises de distribution vont augmenter et, par conséquent, les prix de l’énergie vont augmenter aussi, de sorte que davantage d’utilisateurs choisiront des systèmes PD (du type photovoltaïque ou PV surtout) et aggraveront encore le problème ; Ce concept est connu sous le nom de « Spirale de la mort » selon des analystes du secteur énergétique.

Pour mieux comprendre cet effet, je décrirai les dynamiques suivies uniquement pour les systèmes photovoltaïques PD dans le secteur résidentielle : les propriétaires des systèmes photovoltaïques comparent le cout d’installation des renouvelables contre le tarif de l’électricité (qui contemple le prix des charges de production, de transport, de distribution, de vente au détail et autres) ; lorsqu’ils les comparent, ils décident d’installer un système PV, ce qui contribue à sa diffusion et, par conséquent, à la diminution du coût de marché des photovoltaïques lorsque le nombre de ces systèmes augmente. En raison de ce qui précède, la demande en électricité du réseau diminue, raison pour laquelle les tarifs doivent augmenter pour permettre la durabilité économique du réseau. Ces cycles réduisent le nombre d’utilisateurs qui rejettent les systèmes PV.

Il est clair que les enjeux économiques et sociaux de ce nouveau modèle de production de l’énergie sont nombreux, même si les conséquences environnementales sont tellement nécessaires. En outre, le niveau de production distribuée devra être colossal pour faire collapser la grande majorité des réseaux électriques des différents pays, mais des mesures pour éviter un spiral de la mort énergétique ne feraient pas mal.

*jorge-ff @hotmail.com

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